BESOIN DE PRENDRE LE LARGE
- 21 oct. 2020
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BESOIN DE PRENDRE LE LARGE
Ici-bas la vie est loin d’être évidente, tu sais/ Entre rêve et réalité, entre mensonge et vérité/ Entre bonheur et liberté, ce soir je laisse glisser les mots/ A bord du bateau fantôme, moi j’observe par le hublot/ Ce décor parmi lequel je refuse de me complaire/ Jeune et seule, tel un loup solitaire/ La fuite comme refuge,/
C’est dans mon antre que je passe chacun des soirs de pleine lune/ Mais qu’est-ce que tu veux que je fasse? Quand pris à la gorge, rongé par la solitude/ Peur que tes proches te délaissent et que tu es perdu dans la brume/ Tu cherches à t’évader, tu veux fuir ta propre vie/ Tu es sur le point d’exploser, tu veux partir loin d’ici/
Ce besoin d’exister me pousse à prendre la plume, je hurle/ Mais personne ne m’entend! C’est sous ce voile nocturne,/ La plume pour confidente, que j’écris ces quelques trucs/ Besoin de me libérer les tripes, non pas d’écrire un tube/
Acculé dans ce système, je voulais prendre mon envol/ Briser mes chaînes, voyager, je voulais découvrir le monde/ Les ailes déployées, je voulais vivre mes rêves de môme/ Pouvoir changer d’atmosphère, pouvoir vivre comme un Homme/
Je me rappelle de mon enfance, j’étais un gosse peu docile/ Chien sale, enfant seul, j’avais un père difficile/ Dix piges, incompris, ma plume est née j’avais cet âge/
J’étais en marge, peu bavard, moi je voulais prendre le large/ Loin de la plage, face à ma page, c’est dans ma barge/ Que j’ai subi, supporté ce monde de fous qui a tendance à me rendre barge/ Si ce soir j’écris, je fuis, c’est que je ne veux pas péter un câble/ Besoin de m’éloigner du rivage, putain où ai-je mi les rames?/
Tant pis, ça ne fait rien, ce soir, pour une fois, j’y vais à la nage/ La mer est agitée, je vais me faire fouetter par les vagues/ Mais rien à foutre, anesthésié et ça à force de douleur/ L’esthésie s’inhibe encore, Elle m’a torpiller le cœur/
Dans l’eau glacée, en léthargie je m’endors, je coule, je me noie/ Submergé, j’ouvre alors les yeux et j’observe autour de moi/ Ce décors qui m’entoure: les ruines de Babylone, je vois/ Une annonce de notre avenir? Certainement, je crois/
Rejetant la vie d’adulte, j’ai eu du mal à grandir/
A l’abri des autres, j’ai passé vingt et un ans de ma vie à fuir/ Le rap et mon dessin sont mes seuls compagnons de route/ Les seuls qui m’aident et me soutiennent face à ces périodes de doutes/ Je ne trahirai jamais ces frères qui sont présents depuis toujours/ Le premier me parle et me conseille; quant au deuxième il m’écoute/ Chérubin en mal de vivre! Sans eux, je serais encore un chien/
Papa, maman me savaient épineux mais sache qu’ils ne savaient rien/ On dit de moi que je suis feignant, que je vais devenir un galérien/ Allez tous vous faire foutre, je refuse d’être un outil Babylonien/ Mais je ne vous parle pas de ça maintenant car la prod’ touche à sa fin/



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