Tu es ce genre de douleur
- 21 oct. 2020
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Tu es ce genre de douleur que je ne veux pas affronter.
Tu es la blessure émotionnelle issue des difficultés et qui se nourrit des mauvais traitements. Tu es la trahison, la déception, l’injustice, l’humiliation et l’abandon.
Je tente de te fuir et de ne pas te regarder dans les yeux, car la seule chose qui me soulage, c’est le reflet de la normalité.
Je me cache les yeux car je ne veux pas vivre blessée, mais je suis fatiguée de dire que tout va bien.
Je souris lorsque je n’en ai pas envie et je tente d’avancer, mais j’en ai marre de faire semblant, c’est épuisant et désespérant. Il n’y a rien de plus douloureux que de faire croire que tout va bien lorsque quelque chose nous ronge à l’intérieur.
Lorsque cela se produit, nous finissons par tomber dans une spirale qui nous absorbe et fait pression sur notre âme.
Pour cette raison, j’ai décidé de refermer cette blessure qui est en moi. Plus d’une fois j’ai pu sentir mon âme se déchirer et mon espoir mourir.
Cette souffrance est l’œuvre d’un criminel. Un criminel qui m’a arraché le coeur, qui a profité de mon innocence et qui a nourri mes peines de cruauté. Un voleur qui a dérobé mes forces.
J’ai eu si peur de voler avec mes ailes brisées que j’ai arrêté d’essayer de comprendre cette partie de moi qui sanglotait.
En d’autres termes, mon corps est devenu la tombe de mon âme et j’ai commencé à m’effondrer sans opposer aucune résistance.
Cependant, il n’y a rien de tel pour se relever que de toucher le fond. Je me suis rendue compte que tenter de fuir ce qui me faisait mal, c’était perpétuer et aggraver mes problèmes, et, surtout, dévaster mes émotions.
J’ai compris que je ne pouvais plus me mentir à moi-même et me négliger de la sorte, et que si quelque chose me fait mal je ne peux pas dire que tout va bien.
Ainsi, je me suis rendue compte que ressentir cette douleur de la vie librement était la meilleure échappatoire.



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