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A la cantine, je mangeais seule, aux récrés, je restais en classe seule avec mes écouteurs.

  • 21 oct. 2020
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 mars 2022

STOP HARCÈLEMENT !

En ces temps de rentrée scolaire, me revient en tête une situation difficile à laquelle j’ai été confrontée 4 ans de ma vie, Le Harcèlement.

Aujourd’hui, je veux en parler, pour que cela s’arrête, et surtout, pour toutes ces personne à qui c’est déjà arrivé et qui ne disent rien.


Voici mon histoire :


Je m'appelle Fanny, et j'ai subi durant quasi toute ma scolarité du harcèlement scolaire. Au collège déjà, j'étais la cible de moquerie, parce que je suis différentes, et que je n'ai jamais trop apprécier me mêler aux autres. J'ai la chance d'apprendre vite sans travailler, et cela suscitait de la jalousie.

Je suis quelqu'un qui a toujours assumé qui je suis, déjà au collège, j'avais un look atypique, et la différence à cet âge là, c'est compliquer à vivre.


En classe de 3ème, je suis dans une classe de découverte pour apprendre un métier. Les débuts de l’année se passent bien, je fais parti d’un groupe. Seulement, un de mes camarade est tombé amoureux de moi, et suite à mon refus, il a commencer à monter tout le groupe contre moi, puis la classe.

Je suis passée du statut de fille populaire à sous merde de la classe.


Mes  "Camarades" s’amusaient à m’insulter, voler mes affaires, raconter des mensonges sur moi.

A la cantine, je mangeais seule, aux récrés, je restais en classe seule avec mes écouteurs. En soit la situation ne me dérangeait pas, j’ai toujours été un peu solitaire, et très franchement je préférais être seule qu’avec des personnes tels que mes "camarades".

Mais tout s’est vite dégradé quand ils ont commencer à détruire mes notes de cours, traîner mes vêtement dans la boue etc.

Cette période fût difficile car, je ne voyais pas l’intérêt de me battre pour une cause telle que celle ci sachant le l’année se terminait bientôt.

J’ai donc laisser courir et attendu que l’année soit finie.

J’étais contente parce que, j’ai été la seule de ma classe a rester dans l’établissement. Donc plus de contact avec mes anciens camarades.


A cette période, j’entrais en 2nd.


30 élèves, tous des nouveaux. Les groupes se sont vite fait. De par mon année précédente, je n’avais pas souhaiter refaire partie d’une bande, et je suis donc rester Solo. Pas pour m’en déplaire d’ailleurs, mais les langues ont vite commencer à parler…

C’était reparti pour une 2ème année d’enfer. A une autre échelle cette fois çà, puisque les violence physique ont commencer.

Première plainte déposée, une main courante.

Suite à ça, rien n’a changer. Ils ont même été jusqu’à voler mon téléphone portable. Seconde plainte déposée contre X. Quelques mois plutard j’ai appris que c’était bel et bien un des élève qui me l’avait volé.

Suite à mes plainte 3 élèves se sont fait renvoyer.

On me crachais dessus, me bousculais dans les escalier, les couloirs, me lançai du pain mâché dessus eu self, on m'a même couper les cheveux. Mais je n'ai rien dit, jamais parce que de toute façons, ils sont trop cxns.... C'est ce que je me disais...


La fin de l’année approche, RDV en classe de 1ère.


La aussi, beaucoup de nouveaux sont arrivés, et j’ai continué ma vie scolaire seule. Les leaders de la classe sont partis et d’autre ont révélé leurs vraies nature. Toujours harcelée.

J'ai trouvé réconfort avec les BTS, des élèves plus âgés avec qui je m'entendais bien mieux. Mais encore une fois, Fanny est amie avec les grands = On va la pourrir. Aucuns sens. les soirs d'internat étaient interminables, la plupart du temps, j'etais cachée dans une salle, seule, jusqu'au couché.


C’est donc en Terminal, que le pire est arrivé.


Les anciennes têtes de turc, sont devenus bourreaux. Et moi, je suis tombée malade. Ça à commencer en Aout, pendant les vacances, à l’idée de retourner en cours.

Depuis la fin de la seconde, j’avais commencé à avoir très régulièrement des nausées et des migraines. Puis sont apparues sur mon corps des plaques rouge. Celles ci me démangeaient horriblement. Plus les jours passaient, plus les plaques grandissaient. J’ai eu de l’eczéma, et un prurit sur tout le corps.


Mais a ce moment là, je ne comprenais pas pourquoi. Je me grattais jusqu’à me mettre en sang, et laisser apparaître la chair. La nuit pendant mon sommeil, je frottais mes mains contre elles même, et je me réveillais les mains collées, a cause du sang suintait de mes plaies.

J’ai vu des centaines de médecins, de spécialiste, j’ai suivis 5 ou 6 thérapies SANS SUCCÈS. En cours, ma peau tombait, et ça dégouttait tout le monde. Ma peau me démangeais si fort, que l'envie de me gratter me faisait monter les larmes aux yeux, parce que je n'osais pas le faire. A cause de mes mains bandées à cause des plaies, je n'arrivais pas à écrire mes cours. Sur mes vêtements, lorsqu'ils étaient trop proche de mon corps, apparaissait des tâches de sang. C'est comme avoir une cloque de brûlure, mais sur tout le corps.


Nous sommes partis en voyage d'étude au Canada, c'était magique mais j'étais toujours malade. Un soir, nous devions partager les chambres pour dormir et je me suis retrouvé à partager la chambre d'une camarade qui a trouvé génial de vider des verres d'eau sur mon matelas. Elle ne voulait pas que je dorme si proche d'elle, j'ai donc passé la nuit dans la baignoire, enfermée dans la salle de bain. C'était la première fois que je craquais cause du harcèlement que je subissait.


Je pleurais pour la première fois, et ça tout les soirs.

A mon habitude, quand je ne vais pas bien j'écris, et un dimanche soir chez ma mère, j'ai écris sur une feuille.

Sur cette page, j'écrivais mon malaise, des choses que je ne décris pas ici, et que ma mère ne savait pas, d'ailleurs je n'avais jamais parlé de ce harcèlement à ma mère.


Je me souviens avoir écris dans cette lettre " Maman, ça ferait quoi si j'étais plus là ? Moi j'ai jamais demandé à vivre, et là c'est dur"

Je n'ai jamais réellement eu des pensées suicidaire, je ne me suis jamais fais de mal volontairement, le soucis c'est que cette page je l'ai laissé sur le bureau dans ma chambre, et ma mère l'a trouvé.


Après avoir eu la peur de sa vie, elle à avertis mon école et tout mes profs.

J’ai finalement été déscolarisée, et ça, à 3 mois du bac. L’accord entre mes profs et moi était que je devais venir pour mes contrôles, et récupérer ainsi mes cours de la semaine, normalement récupérés par quelqu’un de ma classe. Ce qui n’a jamais été fait, personne ne récupérait mes cours. Je me suis donc débrouillée seule…


Le jour du Bac, j’étais confiante. Je l’ai eu finalement, avec la mention Assez Bien !


Une belle revanche pour moi face à des années de harcèlement moral, et physique.

Le mois suivant, mes problèmes de peau ont cessés. Et là j’ai compris. J’ai compris que mon corps ne pouvait plus subir de telles choses, que c’était un appel à l’aide, du au stress, à l’angoisse et à la peur, d’aller à l’école. Phobie Scolaire, Phobie Sociale.


Aujourd’hui, je garde des marques, surement a vie, des ces années de souffrance. Je suis allergique au soleil, et les crèmes que je me suis tartinée dessus pendant 1 an et demi ne m’ont pas aidées au final. Ma peau reste très sensible.

Je ne vais plus à la piscine, car le chlore me brûle, j’évite le soleil car ma peau continue de tomber, et cela marque encore plus mes cicatrices." J'ai des tâches brunes sur tout le corps.


J'ai toujours une phobie sociale assez dur, mais je me bât contre elle à longueur de temps. On peut penser, à première vues lorsqu'on me voit, que je suis assurée, que je suis stable, que je suis extravertis. C'est le résultat d'un énorme travail sur moi même, et pas toujours le cas.

Je fais encore quelque fois des crises de panique sans raisons.

En société, je suis souvent dans la lune, je dissocie beaucoup quand je suis entourée par du monde. Surement une façons de me protéger... J'ai la chance d'avoir un fort tempérament, et une belle force de caractère. C'est grâce à ce trait de caractère que je suis toujours là pour raconter mon histoire. Ce qui n'est pas le cas de beaucoup de jeunes qui en finissent parce que c'est trop dur à vivre.


J’AI VÉCU 4 ANS D’ENFER, CAR JE N’AI RIEN DIT A PERSONNE, CAR JE ME SUIS TOUJOURS LAISSER FAIRE. ET CE N’EST PAS LA SOLUTION !

S’IL VOUS PLAIT, PARLEZ EN ! LE HARCÈLEMENT N’EST PAS NORMAL , VOS CAMARADES N’ONT PAS LE DROIT DE VOUS TRAITER AINSI.


Il existe beaucoup de solutions, de liens !




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