Un jour peu être
- 21 oct. 2020
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Dernière mise à jour : 4 juin 2021

Un jour j’ai décidé d’être un autre que moi. Un jour j’ai décidé de cacher mon siamois. J’ai lavé son cerveau et j’ai coupé sa langue. J’ai enterré le yin et fait naître le yang.
J’ai bu toutes mes larmes, j’ai acheté un rire. Le malheur me désarme, le manque se fait sentir. J’écris mes impressions dans des vers maladroit. Syllabes sans passions, pieds au mauvais endroit. Parfois je me relis, c’est moi qui l’ai écrit ? Rimbaud se sent sali, je dois être proscrite. Bannie de ce grand cercle, de poète amoureux. Caché par le couvercle au sombre délicieux. La poésie de l’art ? Voilà ce que j’en fais. Je te construis un phare au milieu de l’été. Je l’allume le jour, l’éteint au crépuscule. Je reste comme un sourd aux appels ridicules. Mes textes c’est de la triche et ce n’est pas de moi. Je suis juste un pastiche de ce mec aux abois. Perdue dans la forêt de la jungle actuelle. Une ado timorée en individuelle. Mes phrases n’ont aucun sens, ma tête ne tient plus seule. Proche de l’indécence, qui pour me dire « Ta gueule ? » Aucun rapport entre elles, j’écris au fil des maux. Je vomis des voyelles sur des vers inégaux. Verre à moitié rempli, vidé toute la nuit. Un déchet accompli, déchirée à minuit. Si tu me tends ce flingue et que je veux crever. Je choisis la seringue guidé par la lâcheté.



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